Réflexions sur le 11 septembre
Ce que j’écrivais en 2010, et ce que je pense aujourd’hui
Important
Note : Cette version française a été traduite de l’anglais à l’aide de l’intelligence artificielle. Elle est publiée pour ma mère, Marie Jacqueline Février.
Je suis un survivant du 11 septembre.
Depuis vingt-cinq ans, chaque année, ma mère m’appelle pour me rappeler ce que cette journée a représenté pour elle. Ce qui me fait toujours sourire, c’est l’histoire du rêve de mon père. Quelques jours avant le 11 septembre, il avait rêvé que j’étais mort, et il a craint le pire. Ma mère, très catholique, y a pourtant trouvé du réconfort : « Ça veut dire qu’il va s’en sortir. Si tu as rêvé qu’il était mort, c’est qu’il ira bien. »
Si vous vous demandez s’il s’agit d’une croyance haïtienne — la question que mon fils Xavier nous posait, à sa mère et à moi, chaque fois que nous lui refusions quelque chose — je ne l’ai jamais entendue ailleurs. J’appelle ça la logique de maman. Elle avait besoin de quelque chose à quoi se raccrocher, et elle l’a trouvé.
Il y a seize ans, j’ai écrit ce qui suit sur Facebook. Le temps passe vite, et je suis frappé de constater à quel point ces mots sonnent encore juste.

Le message d’origine, en anglais. La traduction suit.
L’autre jour, ma mère m’a réveillé pour me rappeler, comme elle le faisait chaque année depuis neuf ans, que c’était le 11 septembre et qu’elle avait failli me perdre dans la tour 2. Comme toujours, elle a enchaîné : « Tu ne t’en souvenais probablement même pas. »
Plus tard dans la journée, Jordan [ma femme] et moi avons parlé de ce que j’avais fait après avoir quitté le World Trade Center. Je lui ai raconté que j’étais allé sur notre site de secours et que j’y avais travaillé tard dans la nuit.
Avec le recul, j’ai peut-être donné l’impression que cette journée ne m’avait pas affecté. J’ai remarqué que lorsque je parle du 11 septembre, les gens en repartent parfois avec cette idée. La vérité, c’est qu’elle m’a bel et bien affecté, mais pas de la manière à laquelle on s’attend.
D’aussi loin que je me souvienne, j’ai essayé d’être reconnaissant aussi bien pour ma chance que pour mes malheurs. Quand quelque chose de bien m’arrive, je prends le temps de l’apprécier. Quand la vie est difficile, je cherche la lumière au bout du tunnel. Avoir survécu au World Trade Center fait partie des nombreux moments de chance de ma vie. Pour moi, le 11 septembre est un rappel de la chance que j’ai, et non l’événement qui me définit.
Chaque année, le 11 septembre, j’imagine une conversation avec Dieu, Allah, Jéhovah, ou quel que soit le nom que l’on donne au divin, et je demande si j’ai fait bon usage de la vie qui m’a été donnée. La question dépasse le simple fait d’avoir survécu à cette journée. J’ai vécu 35 années merveilleuses, j’ai un fils formidable, une compagne formidable, une famille formidable et des amis formidables. J’ai souvent le sentiment de ne pas avoir été à la hauteur de ces cadeaux. Alors je renouvelle mon engagement à devenir un meilleur être humain et à faire une différence positive dans le plus de vies possible. Voilà ce que le 11 septembre représente pour moi.
Cette phrase sur le site de secours mérite plus que ce que je lui ai accordé. Mon travail chez Morgan Stanley consistait à entretenir le site de reprise après sinistre, situé à quelques rues au nord du World Trade Center, et à m’assurer qu’il soit opérationnel à l’ouverture des marchés. Le 11 septembre, ce n’était plus un plan de secours : c’était devenu ce qui devait absolument fonctionner le lendemain matin. C’est donc là que je suis allé, et c’est ce que j’ai fait toute la nuit.
Si seulement j’avais eu Claude Code ou Codex à l’époque…
Vingt-cinq ans plus tard
Aujourd’hui, je pense encore à cette journée, aux amis et collègues que nous avons perdus, et à ceux qui sont toujours là. Je pense à la chance que j’ai eue que la tour 2 ait été touchée en second, ce qui m’a laissé le temps de quitter l’immeuble.
On me voit parfois comme un inquiet, quelqu’un qui réfléchit trop, et ce n’est pas tout à fait faux. Je m’inquiète de l’effet de mes choix sur les autres. Je me demande si j’en fais assez dans ma carrière, et si je suis le père, le mari, le frère et l’ami que je veux être. Une part de moi veut encore croire que si j’ai été épargné, c’est pour une raison.
Mais le 11 septembre m’a aussi appris à être présent, et à profiter pleinement de la vie. Vingt-cinq ans plus tard, j’essaie encore de donner du sens à ma vie, tout en restant reconnaissant pour celle que j’ai aujourd’hui.
Version originale en anglais : Thoughts on September 11.